Pas de centre ville pour les pauvres ?
Pas de centre ville pour les pauvres ?
Le gouvernement, confronté à la menace de lourdes amendes européennes en raison de la mauvaise qualité de l'air, a présenté mercredi 6 février une série de mesures "d'urgence", dont l'une vise à bannir des routes les véhicules les plus polluants lors des pics de pollution.
"La France ne respecte pas la réglementation communautaire" en matière de qualité de l'air, a rappelé la ministre de l'Ecologie, à l'issue d'une réunion du Comité interministériel sur la qualité de l'air où a été adopté ce "plan d'urgence" en 38 points. Cible du gouvernement : les "6 millions de véhicules anciens" qui contribuent à "environ 30% des émissions de particules des véhicules particuliers et 20% des émissions d'oxydes d'azote".
Le plan d'urgence présenté évoque aussi la possibilité de réduire la vitesse sur "certains axes à forte fréquentation", comme sur le périphérique parisien. La mairie de Paris, qui souhaite réduire la vitesse de 80 à 70 km/h sur cet axe, a salué dans un communiqué une annonce qui va "dans le bon sens".
Sur la question ultra-sensible d'une hausse des taxes sur le diesel, classé comme cancérogène certain par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la ministre a renvoyé le sujet aux conclusions du comité pour la fiscalité écologique mis en place fin 2012. "Cette idée fait son chemin", a-t-elle reconnu, tout en rappelant que le "débat" n'était pas tranché.
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